Vous avez déjà eu l'occasion de travailler avec Arthur, est-ce que vous souhaitiez recommencer ?
Je ne vous cache pas que j'attendais à côté de mon téléphone en espérant qu'il me rappelle ! J'avais fait part à TF1 de mon envie de faire un peu autre chose tout en gardant le sport, qui reste mon domaine de prédilection. Donc, Arthur m'avait contactée l'année dernière pour me proposer de faire le fil rouge du clip vidéo de tous les animateurs de la chaîne pour le 31 décembre et ça c'était super bien passé. J'ai rencontré quelqu'un d'adorable, d'extrêmement ouvert, à l'écoute, professionnel, très fort en impro et j'espérais que cela ne soit pas juste un "one-shot". J'avais très envie de refaire quelque chose où l'on puisse être ensemble sur le plateau. Il m'a rappelée au début du mois d'avril pour mettre en place cette émission, et j'ai hurlé de joie.
C'est donc Arthur qui a eu l'idée de partir à Las Vegas ?
Il faut rendre à Arthur ce qui appartient à Arthur ! C'est lui qui a eu l'idée. Il voulait faire une émission estivale, quelque chose de léger et de captivant en même temps, autour des plus grands talents du monde et, tout naturellement, il a pensé à Las Vegas. C'est la ville du show par excellence, la ville de la démesure, des plus grands spectacles. Il avait envie de prendre par la main les téléspectateurs et de leur faire découvrir cette cité incroyable, à travers notamment les coulisses de spectacles. Nous sommes donc allés dans les coulisses du tout nouveau spectacle du Cirque du Soleil, Viva Elvis. C'est un moment unique, car tout le monde n'a pas la chance d'aller à Las Vegas. Pour moi, c'était aussi une première et j'ai vraiment adoré cette ville où l'on est déconnecté du temps, de la réalité, où l'on n'arrive plus à savoir si c'est le jour ou la nuit. On a tourné durant trois jours, de préférence de nuit pour donner une ambiance nocturne, c'était assez magique.
Quel a été votre rôle aux côtés d'Arthur ?
Nous faisons de la coprésentation. Lui peut faire de l'impro sans problème alors que moi, j'étais plus à plancher sur les sujets, les reportages, à voir toutes les infos des personnes qui sont dans l'émission. C'est un dialogue. On a eu la participation exceptionnelle de Stéphane Rousseau, qui nous a rejoints sur pas mal de plateaux. On a sillonné la ville, tout était bon pour improviser, donc cela donne quelque chose de très spontané. Un exemple tout bête, on est tombé sur un car de touristes bretons et, évidemment, ils ont reconnu Arthur. Au lieu de faire un plateau figé, on a fait un plateau avec tous les Bretons qui ont accepté d'être derrière nous, une cinquantaine tout de même. Et c'était hyper sympa, très naturel et je pense que cela se ressent à l'antenne, contrairement à un plateau télé comme on a l'habitude d'en voir.
Vous êtes à la fois présente sur des émissions de divertissement et de sport, avez-vous une préférence ? La formule 1, est-ce vraiment une passion ?
Ma famille de coeur, c'est le sport. Le dimanche matin, quand je me lève pour aller rejoindre Automoto, j'y vais avec le sourire. Je ne lâcherai jamais ça. J'ai envie de faire autre chose et j'ai la chance d'avoir un métier diversifié, que ce soit au niveau de la présentation, du montage, des interviews. Plus je peux faire de choses différentes, plus j'apprends et meilleure je suis. Mais ma passion reste avant tout la F1. C'est venu quand j'avais 12 ans, je me levais à 4 ou 5 h du matin pour regarder le Grand Prix d'Australie, j'étais accro. C'est en quelque sorte grâce à mon frère qui, de retour du service militaire, en avait vraiment marre que je lui colle aux baskets. Il m'a dit qu'il allait regarder de la F1 et que cela n'allait pas me plaire. Mais j'ai quand même voulu rester avec lui. C'était en 1993, le dernier titre d'Alain Prost, et je suis restée scotchée. Depuis, je continue à aller sur les grands prix en me disant que c'est un rêve. J'ai encore des souvenirs émus de mes premiers plateaux d'Automoto, donc je pense que je continuerai toujours. TF1 m'offre aussi plein d'autres opportunités.
Avec Confessions intimes, vous opérez un grand écart avec la F1, est-ce vous qui avez choisi de présenter cette émission ?
Lionel Delfini, le producteur, m'a proposé de faire cette émission. Ce qui m'intéressait, c'était la face cachée de l'iceberg. On voit à l'antenne des témoins qui ont des problèmes, qui nous appellent pour s'en sortir, et ce que l'on voit moins c'est qu'ils sont suivis par des spécialistes, des conseillers pendant très longtemps et on les retrouve un an, deux ans après pour des "Que sont-ils devenus ?". Il y a des personnes qui s'en sortent merveilleusement bien grâce à l'émission. Il n'y a même pas deux mois, un couple qui était venu dans l'émission il y a deux ans - elle avait beaucoup de mal à lui faire confiance - nous a annoncé qu'il attendait son premier enfant et que depuis l'émission tout allait très bien entre eux. Ça fait du bien. L'émission reprend à la rentrée pour sa troisième saison.
Propos recueillis par Emmanuelle Dreyfus (Plurimedia) pour le compte d'Orange.